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21 Mai 2013 |
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Delta Bruxelles 2013-2014CHRONIQUES DELTAWEB![]() du Guide Delta des Hôtels et des Restaurants de Bruxelles, du Guide Delta des Hôtels et des Restaurants de Belgique et de Deltaweb vous présente ses meilleures chroniques du monde de la gastronomie. Delta Belgique 2013 |
C'EST GRÂCE À L'HÉRITAGE DU JAZZ...
... que l'homme singe devient l'homme sage. (MC Solaar)Faisant le tour de son sujet dont il décrit l’histoire, les styles, les foyers et les grandes figures, Le jazz dans tous ses états de Franck Bergerot paru aux Éditions Larousse à Paris constitue un guide indispensable à tout amateur de musique qui balance. Des premiers work songs aux métissages multiethniques, des gospels aux expériences électroniques, du blues aux rapprochements avec le hip-hop, cet ouvrage très complet aborde, en suivant la chronologie, les grandes phases de l'histoire du jazz : spirituals, gospel, ragtime, jazz hot, swing, bop, cool, hard bop, free, fusion... Il révèle aussi combien l'évolution du jazz a été conditionnée par la place faite aux Noirs dans la société américaine, infléchie par le poids du passé, par le voisinage d'autres musiques, par l'apparition de nouvelles techniques d'enregistrement et de nouveaux instruments... Et il présente les grandes figures qui ont contribué à son histoire : de Louis Armstrong à Ornette Coleman, Wynton Marsalis et Louis Sclavis, en passant par King Oliver, Duke Ellington, Lionel Hampton, Count Basie, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Art Tatum, Django Reinhardt, Teddy Wilson, Charlie Parker, Erroll Garner, Thelonious Monk, Oscar Peterson, Charles Mingus, John Coltrane, Bill Evans ou Miles Davis, notamment. Last but not least, il est rédigé dans un langage simple et présente avec brio, parfois à l'aide de schémas, le vocabulaire du jazz et son évolution tout en invitant à l'écoute par la fourniture d’une importante discographie mise à jour. De quoi se réchauffer l’âme… et les oreilles ! Bernard DELCORD Le jazz dans tous ses états par Franck Bergerot, Paris, Éditions Larousse collection « Reconnaître et comprendre », mars 2011, 287 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 25 cm sous couverture brochée en couleurs, 27 € (prix France) Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage qui swingue les lignes suivantes : Le big band de Dizzy Gillespie Le big band de Billy Eckstine, où s’étaient retrouvés en 1944 les principaux chefs de file du bop, était plus un rassemblement de boppers qu’un véritable grand orchestre bop. À partir de 1945, Dizzy Gillespie fit appel à l’arrangeur Gil Fuller, pour une première expérience en big band lors de la tournée de la revue Hepsations of 1945, pour son sextette, puis pour le grand orchestre qu’il monta en 1946. Dans un manifeste intitulé What Is Bebop ? et distribué au public du club le Royal Roost, Walter Gil Fuller citait Igor Stravinsky. On trouve en effet de nombreuses analogies entre les préoccupations des boppers et celles dont témoigne le Sacre du Printemps : refus de l’épanchement romantique, volonté d’exaspérer les contrastes, recours à la tension harmonique et à la dissonance. Autant d’éléments repérables tant dans le chef-d’œuvre de Gil Fuller Things to Come (« choses à venir ») que dans le final de l’arrangeur blanc George Russel pour Cubana Bop. Les pianistes Tadd Dameron et John Lewis participèrent également aux arrangements du répertoire de Dizzy Gillespie dans une veine assez voisine où l’on ne peut s’empêcher d’y voir l’aboutissement d’aspirations antérieures, déjà à l’œuvre dans Queer Notions (chez Fletcher Henderson) ou Stratosphere (chez Jimmie Lunceford). À l’inverse, l’introduction en 1947 des percussions afro-cubaines de Chano Pozo dans l’orchestre de Dizzy Gillespie constitua la première véritable rupture d’avec le jazz des origines. Pour la première fois, le phrasé inégal, qui jusque-là avait caractérisé le swing, était mis en péril par le battement égal des mains du percussionniste.
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