Des racines et des plantes… | ||
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Restaurants > Belgique |
19 Mai 2013 |
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DES RACINES ET DES PLANTES…
Cet ouvrage, est un classique de base pour toute bibliothèque d'amateur de jardins. Étudiants, professionnels, propriétaires ou simples amateurs y trouvent depuis quinze ans une source constante d'inspiration et de sagesse en matière de conception ou d'aménagement de jardins. « Mon métier est de créer des jardins. Pourtant ma vie professionnelle fut très diversifiée : j'ai été appelé à diriger des plantations publiques, à participer à des expositions universelles et internationales, à étudier l'urbanisme, à enquêter sur le problème des espaces verts, puis à m'intéresser aux jardins historiques... En fait, il s'agit là de multiples facettes d'un même métier. »Né à Ixelles en 1908 et mort à Marseille en 2002, architecte de jardins et urbaniste, président-fondateur du Comité international des Jardins et Sites historiques, past-président d'Espaces verts et Art des jardins, ancien professeur à l'École nationale d'Architecture et des Arts visuels (La Cambre) et à l'École d'Art américaine de Fontainebleau, past-président de la Fédération internationale des architectes-paysagistes et de l'Association belge des architectes de jardin, auteur de plus de 900 jardins privés et publics en Belgique, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, René Pechère a fait paraître en 1996 aux Éditions Racine à Bruxelles, sous le titre Grammaire des jardins, Secrets de métier, la quintessence de sa grande expérience professionnelle et des réflexions techniques qui l’ont nourrie. Ses activités ont touché les domaines les plus divers : jardins privés, abbayes, béguinages, écoles, campus universitaires, places, squares, zones de recul, avenues, promenades, monuments, fontaines, cimetières, hôpitaux, abords de bureaux, usines, centres commerciaux, expositions, terrains d'aviation et militaires, complexes sportifs, piscines, golfs, minigolfs, tennis, étangs, théâtres de verdure, labyrinthes, jardins botaniques, zoo, bords de mers, lotissements, urbanisme, paysages, autoroutes, canaux, jardins-terrasses, jardins historiques... et son ouvrage est un classique de base pour toute bibliothèque d'amateur de jardins. Étudiants, professionnels, propriétaires ou simples amateurs y trouvent en effet depuis quinze ans une source constante d'inspiration et de sagesse en matière de conception ou d'aménagement de jardins. Les bien nommées Éditions Racine venant de le rééditer une nouvelle fois, gageons que ses nouveaux lecteurs y verront une belle occasion de prendre leur pied… de vigne, par exemple ! Bernard DELCORD Grammaire des jardins, Secrets de métier par René Pechère, Bruxelles, Éditions Racine, avril 2011, 142 pp. en noir et blanc au format 17 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 22,95 € Pour vous, nous avons recopié dans cette bible du jardinier-paysagiste les lignes suivantes : Les bassins et les fontaines L’eau est le sang de la terre et l'âme des jardins. Je n'ai pas à définir ici toutes les formes qu'elle peut prendre pour Le plaisir des yeux et de l'ouïe, mais en évoquer certaines et en tirer quelques conclusions. Je voudrais vous rapporter une première remarque que m'a faite un Arabe : «L’eau ne doit jamais faire de bruit, mais simplement un murmure ». Son observation est surtout pertinente pour des lieux très privés, qui demandent une ambiance sereine et douce. Dans les jardins publics par contre, on apprécie le bruit de tous ces jets réunis puis retombants et vous savez bien qu'à Versailles, le bassin de Latone, celui de l'Apollon ou de la Salle de Bal, font un chahut qui « esbaudit » la foule. À l'Exposition universelle de Paris en 1937, des manifestations nautiques avec toute la gamme des inventions récentes et des feux d'artifice, le tout accompagné d'une musique tonitruante, ont réjoui plusieurs fois les visiteurs. J'allais cependant alors, à deux jours d'intervalle, avec un ami, aux Grandes Eaux de Versailles au Bassin de Neptune. Devant les 44 jets verticaux de 20 mètres de haut, alignés en faisant fond, les 3 bouillons formés de 15 jets et en avant-plan, les 6 jets de 23 mètres sortant du bassin, le spectacle nous paraissait avoir une grandeur et une allure insurpassables. Que dire du buffet d'eau de l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958, dont l'appareillage (réservoirs, pompes, minuteries de programmes changeant la forme des jets et leurs couleurs) certes souterrain occupait un espace plus grand que les couronnes de tuyaux en surface... On avait droit à tous les tons et tous les jeux. Rouge, jaune, violet, orange, bleu, cramoisi-bleu pâle ! Et le rythme et la force des changements correspondaient à cette agitation forcenée de l'époque. Dans un tout autre genre, on ne peut pas ne pas être impressionné par le régime général et magistral des Eaux des Jardins de la Villa d'Este de Tivoli. Les Cent Jets, la Grande Cascade, et tant d'autres fontaines qui portent un nom et une célébrité, et ce ruissellement continu et chantant qui vous poursuit le long des chemins et des escaliers, laissent un souvenir lancinant d'autant que cette musique roulante et roucoulante s’accompagne d'une quantité d'oiseaux qui leur font concurrence en pépiant dans tous les massifs.
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