Dieu n'avait fait que l'eau, mais l'homme a fait le vin (Victor Hugo) | ||
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Restaurants > Belgique |
23 Mai 2013 |
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DIEU N'AVAIT FAIT QUE L'EAU, MAIS L'HOMME A FAIT LE VIN (VICTOR HUGO)
Des buveurs gaulois aux amateurs contemporains en passant par ceux du Moyen Âge, de la Renaissance, du siècle des Lumières, de la Révolution ou de l’essor industriel, l'Histoire sociale et culturelle du vin par Gilbert Garrier, parue chez Larousse à Paris en 2008 et toujours disponible chez l’éditeur, retrace dans tous ses aspects la consommation du vin à travers ses acteurs, ses lieux, ses moments et ses rites. Elle distingue, selon les époques, vins de prêtres et vins de princes, vins de paysans et vins de seigneurs, vins de bourgeois et vins d'ouvriers et elle décrit les liens qu’a entretenus le vin avec la politique, la morale, les usages, la loi, la science, la médecine, la santé et l’économie. Faisant une large place à une anthologie des plus beaux textes sur le vin, elle est en outre augmentée d'un dictionnaire de plus de 700 mots essentiels de la vigne et du vin, analysés dans leurs usages pluriséculaires. Le livre de chevet de tous les passionnés d’histoire(s) de la dive bouteille ! Bernard DELCORD Histoire sociale et culturelle du vin suivie de Les mots de la vigne et du vin par Gilbert Garrier, Paris, Éditions Larousse, collection « in extenso », août 2008, 767 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 26 € (prix France) Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage très informé les lignes suivantes : Hospices de Beaune C’est en 1435 que Nicolas Rolin, chancelier du duché de Bourgogne, et son épouse, Guigone de Salins, font la dotation qui permet de construire l’hôpital de Beaune, « pour la réception, l’usage et la demeure des pauvres malades ». L’hôpital, servi par une communauté de sœurs hospitalières, jouera ce rôle de 1452 à 1971. En même temps se constitue un grand domaine viticole aux parcelles disséminées dans la Côte de Beaune et la Côte de Nuits ; il atteint aujourd’hui 61 hectares et permet de faire 30 cuvées (7 à 800 pièces de 228 litres) qui portent toujours le nom du donateur des parcelles. La vente annuelle du vin par soumission sous pli cacheté est instaurée en 1794. En 1820, à l’initiative de l’économe Jean Pétasse, elle laisse la place à une vente aux enchères publiques. En 1859, elle adopte un rituel qui ne variera plus. En 1996, la 136e vente s’est déroulée le dimanche 17 novembre, sous la présidence de la spationaute Claudie-Andrée Deshayes, qui mettait « sur orbite » 719 pièces d’un millésime jugé très prometteur. Le régisseur et vinificateur André Porcheret, maladroitement évincé de 1988 à 1994, a imposé un redressement de la qualité par une réduction des rendements : un redressement spectaculaire des cours (50%) s’est ensuivi après quatre années de chutes cumulées (1990, 1991, 1992, 1993). Les cours atteints à Beaune sont exceptionnels par le jeu médiatique des enchères (record de 56 500 F la pièce en 1985) mais ils fixent pour la campagne à venir les prix du marché.
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