Feux de nuit... | ||
![]() | ||
Restaurants > Belgique |
25 Mai 2013 |
RECHERCHE PAR MOTS CLÉSDeltaweb NEWSLETTER![]() Envie d'être informé de toutes les nouveautés du monde de la gastronomie et de l'hôtellerie, ainsi que profiter des promotions mensuelles de nos annonceurs? Inscrivez-vous vite à la DeltaWeb newsletter !
Delta Bruxelles 2013-2014CHRONIQUES DELTAWEB![]() du Guide Delta des Hôtels et des Restaurants de Bruxelles, du Guide Delta des Hôtels et des Restaurants de Belgique et de Deltaweb vous présente ses meilleures chroniques du monde de la gastronomie. Delta Belgique 2013 |
FEUX DE NUIT...
« De l'exceptionnelle tour de Cordouan, allumée en 1611 dans l'estuaire de la Gironde, aux mythiques feux de la mer d'Iroise – Armen, Kéréon, la Jument –, pas moins de cent cinquante grands phares jalonnent le littoral français. En pierre, en béton, en métal, dressés sur des récifs battus par les flots ou construits à terre, ils témoignent du vaste programme d'éclairage des côtes, décidé après l'invention, au début du XIXe siècle, de la lentille de Fresnel. Forte de cette découverte qui démultiplie la portée des feux, la France impose au monde sa technologie et sa production industrielle. Face à la mer, parfois dans des conditions extrêmes, des hommes veillent alors à l'allumage quotidien de chaque feu. L'automatisation des derniers phares, à partir des années 1990, a fait disparaître le métier. Pourtant, les phares et leurs gardiens n'ont cessé de nourrir notre imaginaire. » Dans Les Phares Gardiens des côtes de France paru aux Éditions Gallimard à Paris, Vincent Guigueno (qui est ingénieur de l'École polytechnique et de l'École des Ponts et Chaussées mais aussi docteur en Histoire de l'Université Paris I) retrace cette prodigieuse aventure technologique et humaine et fait partager au lecteur sa passion pour un patrimoine à découvrir et à protéger. Chargé de recherches et responsable du patrimoine « phares et balises » à la Direction française des Affaires maritimes, cet auteur est également commissaire de l'exposition sur les phares qui se tient au musée national de la Marine à Paris jusqu'au 4 novembre 2012. N'hésitez pas à faire coup double, vous aussi ! Bernard DELCORD Les Phares Gardiens des côtes de France par Vincent Guigueno, Paris, Éditions Gallimard, collection « Découvertes Gallimard », série « Sciences et techniques », janvier 2012, 128 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 13,60 € (prix France) Pour vous, nous avons recopié de ce livre passionnant la belle présentation suivante : En pierre, en béton, en métal, dressé sur un récif au milieu des flots, ou plus souvent construit à terre, sur un cap, une pointe, à l’entrée d’un port, le phare est un élément incontournable du paysage maritime. Vestige d’une époque révolue depuis l’avènement du radioguidage et du GPS, il témoigne d’une aventure technologique et humaine hors du commun. L’histoire des phares de France commence à la fin du XVIe siècle avec la construction dans l’estuaire de la Gironde du phare de Cordouan. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, d’autres tours sont construites, sur les îles de Ré, d’Oléron ou encore d’Ouessant, tant pour assurer la signalisation des côtes que pour garantir la défense du littoral. Malgré les améliorations techniques telles que le remplacement des foyers à bois ou à charbon par des lampes à huile et la mise au point du réflecteur rotatif pour éclairer tout l’horizon, l’efficacité des phares demeure limitée et leur entretien problématique. Tout change au début du XIXe siècle avec l’entrée en lice des ingénieurs des Ponts et Chaussées, responsables désormais du balisage et de l’éclairage des côtes françaises. L’un d’eux, Auguste Fresnel, fait un pas de géant en inventant un appareil lenticulaire révolutionnaire mis en place pour la première fois à Cordouan en 1823. Plus économe, il permet d’augmenter considérablement la portée du signal lumineux. La France peut désormais se lancer dans un programme ambitieux: la création, sur l’ensemble de ses côtes, d’une « ceinture lumineuse » où chaque phare « étoile » sera identifiable par sa portée et son signal. En 1800, la France comptait une quinzaine de phares; septante ans plus tard, on en dénombre 291, édifiés sur la côte mais aussi en pleine mer, tel Ar-Men dont la construction, à l’extrémité de la chaussée de Sein, durera 14 ans, de 1867 à 1881. À cette date, Paris est devenue la capitale industrielle des phares et sa production illumine le monde. C’est le temps des gardiens et de la veille du feu, mais également celui des baliseurs, où marins et ouvriers embarquent pour entretenir l’ensemble des « aides à la navigation » : tourelles, bouées, balises, amers. La vie au phare est celle d’un bateau de pierre : le rythme du quart, l’autonomie en vivres et en matériel, le bruit des machines – un groupe électrogène, une sirène de brume –, l’odeur tenace d’huile… Chacun maîtrise le temps comme il peut. Dans les phares en mer, les conditions de vie sont plus contraignantes encore et l’isolement presque carcéral. Certains ont baptisé ces phares les « enfers », par opposition aux phares à terre (les « paradis ») ou dans les îles (les « purgatoires »). Cette dénomination a contribué au mythe des phares et inspiré poètes, romanciers et cinéastes. ![]() Informations pratiques : Adresse et accès : 17 place du Trocadéro 75116 Paris Téléphone : 00 33 1 53 65 69 69 Mail : reservation@musee-marine.fr Métro : Trocadéro (lignes 6 et 9) Bus : 22, 30, 32, 63, 72, 82 Batobus : Tour Eiffel Horaires : Du lundi au vendredi : 11h-18h Samedi et dimanche : 11h- 19h Fermeture des caisses 45 minutes avant Fermé le mardi Tarif : 9 € (audioguide inclus)
|