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Restaurants > Belgique |
14 Mars 2010 |
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IL Y A FÊTES ET FÊTES…
Véritable carrefour de cultures venues d'Orient et d'Occident, du Nord et du Sud, la France, tout comme la Belgique d’ailleurs, est aujourd'hui riche de traditions diverses qui s'expriment, en privé comme en public, par les multiples fêtes qui jalonnent le cycle annuel.Mais la diversité des communautés ainsi que les lacunes grandissantes de la mémoire collective font que l'on s'interroge de plus en plus souvent sur le sens perdu de telle ou telle fête religieuse ou nationale... y compris lorsqu'on est censé la célébrer, ou lorsqu'elle est marquée par un jour férié. Ce petit lexique, recensant la cinquantaine de fêtes religieuses et laïques dont chacun devrait connaître la signification, vient remédier à cette amnésie plus ou moins commune. Qu'elle soit d'origine chrétienne (Toussaint, Saint-Nicolas, Noël, Épiphanie, Pâques, Pentecôte, Ascension, Assomption…), juive (Chavouoth, ‘Hannoukah, Souccoth, Yom Kippour, Pourim…), musulmane (‘Achoura, Aïd el-Fitr, Aïd el-Kebir, Ramadan, Mawlad an-Nabawi…), orientale (Nouvel An chinois, Mahashivaratri, Vesak…), républicaine (1er Mai, 8 Mai, 14 Juillet, 11 Novembre…) ou tout simplement populaire (Nouvel An, Fête des Mères, Halloween…), chaque fête est présentée sous ses principaux aspects historiques et rituels. De quoi nourrir le dialogue et le respect mutuel des différentes composantes de nos sociétés afin de mieux vivre ensemble. Bernard DELCORD Petit lexique des fêtes religieuses et laïques par Didier Philippe, Paris, Éditions Albin Michel, janvier 2003, 165 pp. en noir et blanc au format 12 x 20 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 12,50 € Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage savant l’article suivant : CHANDELEUR Fête chrétienne qui clôt le cycle de Noël, commune aux Églises catholique, orthodoxes et anglicane. Date : 2 février. Dicton : « Chandeleur claire laisse l'hiver derrière ». La Chandeleur clôt le cycle des fêtes de Noël commencé le premier dimanche de l'Avent ; en effet, dans l'Évangile, c'est le dernier récit où l'on raconte un épisode de la petite enfance de Jésus. Selon l'Évangile de Luc, les parents de Jésus menèrent l'enfant au Temple, à Jérusalem, quarante jours après sa naissance pour effectuer les rites prescrits pour la naissance d'un premier-né. Ils offrirent donc un couple de tourterelles. Un vieillard, Syméon, voyant l'enfant, entonna un cantique de remerciements au Seigneur pour lui avoir donné, avant de mourir, la grâce d'avoir « vu le salut ». C'est en effet, en quelque sorte, le sens du nom Jésus, « Dieu sauve ». Syméon prophétisa aussi qu'« un glaive transpercerait le cœur » de Marie, première annonce de la Passion et de la mort douloureuse de l'enfant qui venait de naître. Enfin, on raconte qu'une prophétesse, Anne, attendait en ces lieux la venue du Messie. Pour de nombreux Pères de l'Église, ces deux vieillards symbolisent le vieillissement de la Loi et l'attente de la venue du Messie. Ils sont aussi considérés comme les derniers prophètes qui font le lien entre l'Ancien et le Nouveau Testament. C'est pourquoi l'on a donné une grande importance au poème que dit Syméon, Nunc dimittis, que l'on chante chaque soir durant les complies, dernière prière avant le coucher. Il dit : « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. » Pour célébrer cette proclamation de Syméon, la messe du jour commence par une bénédiction des cierges et une procession de l'entrée de l'église jusqu'à l'autel. C'est pourquoi cette fête reçut, comme premier nom, festum Candelarum : la fête des Chandelles; c'est là l'origine du mot Chandeleur. Comme cette fête clôt les fêtes de Noël, elle ouvre en quelque sorte le temps du Carême. Dans certaines Églises orientales, celui-ci commence d'ailleurs au lendemain de cette fête. La piété mariale catholique a aussi interprété la fin de la prophétie de Syméon, « et toi-même, une épée te transpercera l'âme ! », comme une annonce de la participation de la Vierge Marie à la Passion de Jésus et à sa mort sur la croix. C'est en quelque sorte la purification de la Vierge par la souffrance. On institua d'ailleurs, le 15 septembre 1715, une fête des Sept Douleurs de la Vierge Marie dont l'origine se, trouve dans cette lecture mariale de ce passage évangélique. En souvenir de la purification de la Vierge Marie, la coutume des relevailles a longtemps perduré dans l'Église catholique : les mères se rendaient alors à l'église paroissiale pour rendre grâce à Dieu de leur avoir donné un enfant et aussi, dans la croyance populaire, pour se purifier. Car même si les interdits concernant les femmes dans la Loi juive n'étaient pas appliqués officiellement, diverses croyances continuaient à exister sur la transmission par la mère du péché originel et, donc, la nécessité de s'en purifier. D'autre part, il existait à Rome, encore au début du IVe siècle, une fête païenne, sorte de carnaval que l'on appelait des lupercales. Pour faire pièce à ces célébrations que les chrétiens et le clergé romain trouvaient scandaleuses, l'Église organisait des processions « aux flambeaux » le même soir entre diverses églises romaines. Les coutumes païennes voulaient que l'on mangeât aussi, à cette occasion, des petites galettes de froment : certains voient là l'origine de la tradition des crêpes de la Chandeleur. Si l'on peut douter de l'origine de cette tradition populaire, elle ne manque pas de faire sourire et de montrer à quel point le christianisme a cherché à reprendre et s'approprier les traditions qui l'ont précédé.
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