La bible du botaniste en herbe et du jardinier amateur ! | ||
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Restaurants > Belgique |
24 Mai 2013 |
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LA BIBLE DU BOTANISTE EN HERBE ET DU JARDINIER AMATEUR !
Le dictionnaire de Diane Adriaenssen intitulé Le latin du jardin, paru ces jours-ci chez Larousse à Paris, est véritablement unique en son genre. Joliment illustré, il recense, traduit et décrypte 1500 noms latins (et donc botaniques) de plantes courantes dans nos régions et il permet de comprendre la signification secrète de leur appellation française tout en dévoilant une foule d’informations sur les plantes elles-mêmes, leur forme, leur couleur, leur parfum ou leur histoire. Regroupés en six thèmes (formes et feuilles ; fleurs, fruits et racines ; couleurs et nuances ; saisons, paysages et pays ; qualités, défauts et ressemblances ; dieux et déesses, botanistes et célébrités), ces 1500 mots sont très clairement expliqués jusque dans les détails de leur étymologie, de leur traduction ainsi qu’à travers une belle quantité d’exemples fort judicieux. Un livre que recommanderait à coup sûr le grand Voltaire s’il était encore parmi nous, lui qui assurait sans ambages que pour réussir sa vie, « il faut cultiver notre jardin » ! Bernard DELCORD Le latin du jardin par Diane Adriaenssen, Paris, Éditions Larousse, février 2011, 351 pp. en quadrichromie au format 12,5 x 16,5 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 12,90 € (prix France) Pour vous, nous avons recopié dans ce petit ouvrage fort savant les lignes suivantes : La doctrine des signatures Amateur de phytothérapie ? Les noms botaniques fourmillent de références médicinales. Pour les anciens, le monde céleste avait des correspondances directes ici-bas. La théorie platonicienne estimait l’homme capable de distinguer sur terre les signes d’une réalité supérieure. Selon la doctrine des signatures élaborée au Moyen Âge, Dieu parle à l’homme au moyen de signes présents dans sa création ; à l’homme de les décrypter. Cette théorie fut largement développée par le médecin-alchimiste suisse Paracelse (1493-1541) . Il enseignait que la correspondance invisible des archées (archétypes) était imprimée sur la corporalité physique des objets. L’homme pouvait déduire l’activité pharmacologique d’une plante de son apparence ou de son comportement. Théorie fantaisiste ? Le principe des similitudes, développé par Hahnemann et à la base de l’homéopathie, n’est pas si éloigné de cette philosophie. La pulmonaire (Pulmonaria) illustre à merveille la doctrine des signatures ; ses feuilles, ovales, grisâtres et tachetées, ressemblent à des poumons malades et lui valurent son nom et son utilisation dans les affections pulmonaires. Les trois lobes brun-pourpre de Hepatica nobilis le désignaient comme remède pour le foie. Le jus rouge de Sanguinaria canadensis devait guérir les maladies du sang, tandis que le suc jaune de Chelidonium, semblable à la bile, en faisait un remède des maladies du foie. Chez Eupatorium perfoliatum, les feuilles fusionnées laissaient supposer que la plante contribuait à ressouder les fractures osseuses. Le platane, dont l’écorce se desquame, était prescrit pour les maladies de peau. Les circonvolutions des noix évoquent les deux hémisphères d’un cerveau humain ; un remède tout indiqué pour la démence et les maladies mentales. Mentionnons encore notre bonne laitue (Lactuca sativa), dont le suc laiteux (lac, lactis, lait) était censé améliorer la lactation des nourrices. Paracelse était de plus convaincu que, par le fait de la prévoyance divine, chaque plante croissait dans la région où la maladie se propageait. Une preuve ? Le saule (Salix) prospère dans les terrains marécageux, laissant supposer qu’il devait y avoir dans son écorce ou ses feuilles le moyen de lutter contre les fièvres des marais. L’intuition fut bonne puisque c’est du saule que l’on put extraire l’acide salicylique, ingrédient principal de l’aspirine !
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