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Restaurants > Belgique |
19 Juin 2013 |
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LE LIVRE DE LA CUISINE THAÏE
Le livre de la cuisine thaïe
Vous nous parlez aujourd’hui d’un ouvrage que vous n’avez pas hésité, hors antenne, à qualifier de véritable somme gastronomique… En effet ! Il s’agit d’un livre très volumineux (plus de 670 pages) qui fait le tour d’une cuisine très appréciée dans notre pays. Il s’intitule Le livre de la cuisine thaïe, il a été rédigé par un Australien, David Thompson, propriétaire du Nahm à Londres, le premier restaurant thaï à qui le Guide Michelin a décerné une étoile, ce qui n’est pas rien, vous en conviendrez. Ce superbe ouvrage est édité en langue française par les Éditions du Rouergue à Rodez, qui le mettent en vente au prix de combat de 25 €, une véritable aubaine ! Quelles sont les caractéristiques de la cuisine thaïe ? C’est un art culinaire pluriséculaire qui plonge ses racines dans la religion. Depuis la nuit des temps, les peuples de Thaïlande donnent des plats en offrande aux dieux et aux esprits. L’élément central d’un menu thaï est le riz, avec lequel on déguste un plat-condiment, une soupe, une salade, un curry et plusieurs plats d’accompagnement. Qu’appelez-vous « des plats-condiments » ? Ce sont des plats relevés, le plus souvent confectionnés à base de pâte de crevettes et de piment. Il en existe aussi aux œufs de crabe, à la noix de coco grillée, à l’œuf de canard salé et même au saumon mi-sec… Vous avez également parlé de soupes… Leur diversité est considérable ! La palette va de la soupe au gingembre et aux moules à la soupe à la crème et aux pousses de soja, en passant par la soupe de jambe de porc aux cacahuètes, la soupe de riz à l’œuf et au calmar, la soupe aux racines de lotus, au maquereau et à la noix de coco ou encore la soupe de bambou aux côtes de porc, j’en passe et des meilleures ! Et il y a aussi des plats de curry… Rappelons tout d’abord que le curry n’est pas une épice en tant que telle, mais bien un mélange de nombreuses épices différentes, dont la composition et les dosages peuvent varier à l’infini. Le mot thaï pour le curry, geng, désigne en fait n’importe quel plat savoureux, en partie liquide, enrichi et épaissi par une pâte. On devrait donc parler plus précisément de plats de pâtes de curry. Ils sont très nombreux… Quelques exemples ? Le curry jaune aux clams (ce sont des coquillages) et à l’ananas, le curry vert aux quenelles de truite et aux aubergines, le curry rouge aux quenelles de caille, le curry orange aux crevettes et au liseron d’eau… Voilà qui est très coloré… En effet ! Tout comme les innombrables salades et les nombreux plats de poissons, de volailles et de viandes dont plus de 400 recettes sont fournies dans ce très beau livre ! Y compris des recettes de desserts, j’imagine… Oh oui ! Beaucoup de ceux-ci sont à base de riz, de bananes ou de fruits plus ou moins connus comme l’agar-agar (c’est une substance gélatineuse obtenue à partir d’algues marines) ou le jaque, un fruit local de grande taille. Pour ma part, j’ai eu un faible pour la recette des larmes dorées, à base de jaunes d’œufs de canard, et pour celle des rubis (ce sont des châtaignes d’eau colorées au jus de grenade)… Bernard DELCORD Chroniqueur du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Belgique et du Guide Delta des hôtels et des restaurants de Bruxelles
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