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Nos us et coutumes de fin d’année

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25 Mai 2013

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Delta Bruxelles 2013-2014

Delta Bruxelles 2013-2014
36 ème édition,
exclusivement en français.
12 index, et plus de 1100 établissements. 372 pages.
Avec son Passeport découverte donnant droit à 30% de réduction dans 65 restaurants de Bruxelles et périphérie

CHRONIQUES DELTAWEB

Delta Belgique 2013

Delta Belgique 2013
12ème édition, existe en français et en néerlandais.
8 index, 2060 établissements, 656 pages
NOS US ET COUTUMES DE FIN D’ANNÉE
LA DINDE ET LA BUCHE DE NOËL
Ce sont deux plats qui, traditionnellement, sont servis dans nos régions de tradition chrétienne à l'occasion du réveillon qui célèbre l'anniversaire de la naissance de Jésus-Christ.

Pourquoi sert-on de la dinde à Noël ? ...

Pourquoi sert-on de la dinde à Noël ?
Parce qu'il s'agit d'un volatile de taille considérable, que l'on peut donc servir à de grandes tablées comme celles qui rassemblaient les familles pour la fête de la Nativité.
Mais aussi parce que cette volaille doit être cuite à feu doux, au contraire de la plupart des autres, et qu'elle pouvait donc être laissée sans risque à mijoter durant les trois messes basses qui ponctuaient parfois l'événement (rappelez-vous de la Lettre de mon moulin d'Alphonse Daudet qui portait ce titre...)

A-t-on toujours servi de la dinde à Noël ?
Non, car cet animal a été découvert en Amérique par Christophe Colomb en 1492. Il en a ramené avec lui sur son bateau, pour nourrir l'équipage durant le voyage du retour, mais aussi pour prouver qu'il était bien parvenu aux Indes.
Car les Indes étaient le but de son voyage vers l'Ouest. Il espérait ouvrir une nouvelle et fructueuse route des épices en faisant le pari que la terre était bien ronde, comme l'assuraient des savants de son temps.
Quand il toucha terre, il crut qu'il était parvenu aux Indes. Il appela dons Indiens les habitants qu'il rencontra, et on nomma « oiseaux d'Inde » les oiseaux qu'il en ramena.
Ce n'est que bien plus tard que l'on comprit qu'il avait découvert un nouveau continent, qui fut baptisé du prénom d'un autre navigateur célèbre de l'époque, Americo Vespucci.
Et voilà pourquoi la dinde devrait s'appeler « damérique » !

On sert aussi des bûches en guise de dessert à Noël...
Cette coutume est assez ancienne. Elle nous vient des pays du Nord où les forêts de sapin sont nombreuses. Le sapin, parce qu'il reste vert en toute saison, est devenu, à l'instar de la bruyère de nos régions et pour les mêmes raisons, un symbole d'immortalité.
Comme vous le savez, Noël se situe en hiver, et la coutume fut adoptée de brûler une bûche de sapin dans la cheminée, afin d'éloigner la mort du foyer et de ses habitants, ce qui était plutôt païen que chrétien… Ces pratiques prolongeaient probablement des rites païens exercés à l'occasion du solstice d'hiver.
Dans certaines régions, la bûche devait brûler du 24 décembre au 1er janvier. On choisissait alors une très grosse pièce ou une souche d'arbre.
Des vertus diverses étaient prêtées aux cendres, dont on prétendait parfois qu'elles guérissaient certaines maladies, éloignaient la foudre ou fertilisaient les champs.
Au fil du temps et, sans doute, suite aux pressions de l'Église qui luttait contre les superstitions, mais aussi en raison de la vogue nordico-anglo-saxonne du Père Noël, apparue chez nous après la Libération de 1945, le symbole fut oublié et la bûche passa de la cheminée sur la table, pour le plus grand plaisir des convives d'aujourd'hui...
Glacées ou au chocolat, à la crème pâtissière ou à la vanille, aux fruits ou au café, décorées d'innombrables sujets en sucre... ou en plastique, elles sont devenues un must de la table de Noël, servies juste avant l'ouverture des cadeaux.

LES FETES DU JOUR DE L’AN
Par ailleurs, les gens ont coutume, par chez nous, de célébrer le jour de l'an au restaurant...
C’est que, à la différence de la fête de Noël qui se célèbre en famille, le passage à l'année nouvelle est l'occasion de joyeuses agapes entre amis, aussi bien durant le réveillon que le lendemain midi. Et le restaurant se prête bien aux débordements sonores auxquels on s'y livre à cette occasion.

D'où vient cette tradition de fêter l'an nouveau ?
C'est l'héritière directe des fêtes romaines ancestrales de célébration du printemps.
À l'époque romaine ancienne, l'année commençait le 1er mars, au début du printemps, et la coutume voulait que l'on fasse beaucoup de bruit ce jour-là pour chasser l'hiver.
On prit bientôt l'habitude de fêter le passage vers l'année nouvelle dès la veille, c'est-à-dire durant la nuit du 28 février, dernier jour de l'année.
Et c'est donc pour cela que l'on place encore aujourd'hui le jour supplémentaire des années bissextiles le 29 février : on plaçait en effet très logiquement ce jour supplémentaire en fin d'année.
C'est Jules César qui, en sa qualité de pontifex maximus (c'est-à-dire de souverain pontife) décida en 46 avant J.-C. de fixer le début de l'année au 1er janvier 45, en plein hiver, donc...
On déplaça par conséquent la « fiesta » du 28 février au 31 décembre, tout en conservant la coutume de faire grand bruit, coutume dont le sens disparut bien vite.
Et voilà pourquoi on chante, crie, souffle dans des mirlitons, lance des pétards et même des feux d'artifices à l'occasion de l'année nouvelle...

Plus question, bien entendu, de chasser l'hiver, puisqu'il vient de commencer 10 jours auparavant !

Bernard DELCORD
Re-découvrez: LA PORTE DU BENGALERestaurants à Bruxelles

L'avis du Guide Delta
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Réserver

Sans conteste l’un des meilleurs restaurants indiens, et plus précisément bengladeshi, de la capitale et au-delà. Si la salle est petite, décorée à la manière locale, le talent du chef – une dame d’expérience – est incomparable (ses tandoori et ses tikka massala sont de pures merveilles) et l’affabilité du patron qui officie auprès de la clientèle est sans égale. La sélection des vins, qui est renouvelée régulièrement, et se bonifie sans cesse, propose notamment d’excellentes productions indiennes. Quant à l’addition, elle est d’une modestie qui accroît encore la très bonne impression générale qui se dégage de cet établissement qui vaut bien évidemment le détour.

UNE PRODUCTION DE BONNE SANTé ! En publiant le passionnant Vignobles de Belgique d’Éric Boschman, Kris Van de Sompel et Marc Vanel, les Éditions Racine à Bruxelles ont fait œuvre utile : ces auteurs y dressent en effet l’inventaire complet des productions souvent délectables des 80 vignerons qui ont entrepris, depuis une trentaine d’années pour certains d’entre eux, le renouveau viticole de la Belgique jadis célèbre pour ses productions vineuses blanches ou mousseuses...

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