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Restaurants > Belgique |
22 Mai 2013 |
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POUR UN VOYAGE DÉMOCRATIQUE…
Nous ne saurions trop suggérer à ceux qui le peuvent de venir en aide à la sympathique population tunisienne aujourd’hui abandonnée par les touristes, alors même qu’elle s’est courageusement libérée du joug d’une dictature familiale du pire des alois, par exemple en lui rendant prochainement une petite visite amicale et de découverte. Pour ce faire, un guide s’impose : Tunisie 2011-2012, un ouvrage collectif particulièrement complet, sorti en février dernier dans la célèbre collection « Le Petit Futé ». On y trouvera d’innombrables informations générales et une non moins grande quantité de photographies, de planisphères, de cartes, d’encadrés, de conseils, d’adresses, de tuyaux, d’astuces et de bons plans pour faire de son séjour une réussite parfaite en même temps qu’une bonne action. L’ouvrage est accompagné d’un DVD contenant un film de Pierre Brouwers d’une durée de 26 minutes intitulé Tunisie, la mer et le désert, ainsi que de 26 autres minutes de films extraits de sa célèbre série Le monde vu du ciel.
Sympathique, non ?Bernard DELCORD Tunisie 2011-2012, ouvrage collectif sous la direction de Dominique Auzias & Jean-Paul Labourdette, Paris, Paris, Nouvelles Éditions de l’Université, collection « Le Petit Futé », février 2011, 494 pp. en quadrichromie au format 12 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs accompagnées d’un DVD, 12,95 € (prix France) Pour vous, nous avons recopié dans ce guide d’actualité la notice suivante : Tunis Si Carthage lui a, pendant des siècles, volé la première place, Tunis, cœur battant de la Tunisie, est aujourd’hui la capitale politique et économique du pays. Chaque jour un chassé-croisé se tisse dans les artères de la ville ; trois millions de personnes au moins transitent quotidiennement par cette cité qui a réussi à allier exigences de la modernité et respect de la tradition. De la place d’Afrique à la place de la Victoire, c’est le modernisme qui prévaut. L’influence de l’architecture haussmannienne se fait sentir au travers de ces grandes artères dotées de belles bâtisses. La cathédrale Saint-Vincent-de-Paul, imposante, règne sur cette partie occidentalisée de Tunis. Histoire Au IVe siècle avant J.-C., Tounès est mentionné en tant que comptoir phénicien, où vivent marins et marchands. La ville, peuplée de mercenaires libyens, s’allie avec le tyran de Syracuse, Agathocle, pour conquérir Carthage ; les deux villes sont finalement détruites. Tounès renaît de ses cendres au VIIe siècle avec l’arrivée des Arabes ; ils érigent la mosquée de la Zitouna à l’endroit où poussait un olivier, au sommet d’une colline aux pentes douces. Un fossé circulaire encercle l’enceinte où se sont installés les souks, organisés dans un ordre architectural très précis qu’il est intéressant d’observer une fois sur place. Tounès est devenue Tunis, capitale florissante au XIIIe siècle, par la grâce des rois hafsides. Elle occupe une situation défensive derrière une lagune, bordée par le lac de Tunis. Au XVIIe siècle, elle devient l’objet de convoitise des royaumes occidentaux auxquels elle est livrée par les beys successifs. À la fin du XIXe siècle, le pouvoir colonial français fait construire un port au fond de la lagune, malgré les difficultés d’accès pour les bateaux et l’entretien coûteux du canal permettant l’accès au port intérieur. On remarquera, partout dans la ville moderne, les constructions de type colonial, en particulier sur l’avenue Bourguiba. Dans les années 1960, le nouveau port de la Goulette, construit au nord de Tunis, prendra la relève. C’est de là que partent les ferries. La ville européenne se construit petit à petit, avec ses quartiers spécifiques : celui des Maltais (petits commerçants, cochers, rempailleurs de chaises, artisans), celui des gros commerçants italiens dont le fief était le souk El Grana, celui des Andalous, des Juifs, des Français de Bab el Bhar, celui des Siciliens non loin du port de la Goulette. C’est d’ailleurs ce dernier quartier, celui de la Sicile, qui serait devenu un des quartiers chauds d’aujourd’hui, où il vaut mieux ne pas se promener seul tard le soir… Toutes ces communautés conservaient leur authenticité (culture, religion, etc.) tout en cohabitant en parfaite harmonie. La ville basse, au pied de la lagune, est devenue le siège des fonctions politiques et administratives. Après l’Indépendance (1956), les fonctions tertiaires réintégrèrent en grande partie la médina tandis que des zones industrielles s’étendirent de part et d’autre des deux ports et de l’aéroport. À Tunis, les deux cultures, loin de s’affronter, se complètent. Les Tunisois aiment passer de l’une à l’autre, friands aussi bien du festival de la ville de Tunis en été, avec ses pièces de théâtre, ses concerts, ses galeries d’art, que du festival de la médina au moment du ramadan. Capitale dynamique où les congrès scientifiques et culturels, vitrine permanente du développement, sont légion, Tunis est une ville étrange qui, sans fixer les touristes, fascine. En effet, la vie exceptionnelle de la médina, de ses ruelles parsemées de cris et de couleurs, les arômes du marché central, le contraste frappant avec l’avenue Habib-Bourguiba et encore plus poussé avec les nouveaux quartiers modernes des « Berges du Lac » ne peuvent laisser le voyageur indifférent. Cependant, on ne reste pas à Tunis.
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