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20 Septembre 2017

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Delta Bruxelles 2016-2017

Delta Bruxelles 2016-2017
40 ème édition,
exclusivement en français.
12 index, et plus de 950 établissements. 336 pages.
Avec son Passeport découverte donnant droit à 30% de réduction dans 44 restaurants de Bruxelles et périphérie

CHRONIQUES DELTAWEB

Delta Belgique 2017

Delta Belgique 2017
16ème édition, existe en français et en néerlandais.
7 index, 2000 établissements, 584 pages
RIRES RAVAGEURS…
La fin du XIXe siècle vit d'insolents jeunes Français (les « Vilains Bonshommes », les « Zutistes », les « Hydropathes », les « Fumistes », les « Hirsutes » ou encore les « Incohérents »…) secouer l'ordre établi à la façon d’un cocotier et faire crouler sous les rires les institutions politiques, la morale publique, l’Église, la famille, la patrie, les colonies, l'honorabilité, la science moderne, l’argent, les poètes et les peintres officiels ainsi que le langage lui-même.

Ils fréquentaient les alentours du Quartier latin et du Chat Noir montmartrois, et pour eux tout était prétexte à fantaisie, parodie, non-sens et sarcasme.

Ils avaient pour nom Alphonse Allais, Guillaume Apollinaire, Jules Barbey d’Aurevilly, Tristan Bernard, Léon Bloy, Georges Courteline, Tristan Corbière, Charles Cros, Georges Darien, Alphonse Daudet, James Ensor, Georges Feydeau, Gustave Flaubert, Xavier Forneret, Georges Fourest, Anatole France, Joris-Karl Huysmans, Alfred Jarry, Lautréamont, Jules Laforgue, Stéphane Mallarmé, Octave Mirbeau, Germain Nouveau, Charles Péguy, Jules Renard, Jean Richepin, Arthur Rimbaud, Henri Rochefort, Edmond Rostand, Erik Satie, Paul Verlaine ou Auguste Villiers de l'Isle-Adam et ils ont inventé l'humour moderne dans tout ce qu'il a de plus subversif, d'inventif, de corrosif et d'irrespectueux.

La preuve en est largement administrée dans une monumentale anthologie composée par Daniel Grojnowski & Bernard Sarrazin, qui vient d’être publiée Paris aux Éditions Omnibus. Elle s’intitule Fumisteries, naissance de l’humour moderne 1870-1914 et rassemble 300 textes (récits, contes, poèmes, parodies, aphorismes ou saynètes) souvent grinçants, parfois ébouriffants, souvent dérangeants… mais toujours hilarants !


Bernard DELCORD

Fumisteries, naissance de l’humour moderne 1870-1914, anthologie composée par Daniel Grojnowski & Bernard Sarrazin, Paris, Éditions Omnibus, juin 2011, 1056 pp. en noir et blanc au format 13 x 19,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie et à rabats, 29 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cette anthologie ravageuse l’insolent texte suivant :

Les aquarellistes d'aujourd'hui (James Ensor, 1914)

À mes bons amis de la Société royale belge des aquarellistes

Depuis cinquante-quatre années, des flots d'eau sucrée et autres dégoulinent du royal pinceau de nos maîtres de l'aquarelle.

En bons disciples de Saint Médard, nos quarante francs arroseurs déversaient jadis des ondes pures saphyrées de rosée reflétant honnêtement les eaux les plus précieuses de toutes les pierres étincelantes.

Hélas ! trois fois hélas !!! et signe des temps présents, nos braves aquarellants-gouacheurs, affinés par le modernisme, le féminisme, le ganachisme, le gouachisme et autres chismes intolérants, gargouillent parcimonieusement un limon bourbeux tout chargé de matières lourdes et de déchets plâtreux ; cela fleure lubin éventé, bergamote douteuse, huile de sardine rance, pissat de colibris, fiel filandreux de limaces hydrophobes, pleurs de liserons, larmes de nénufars, sueurs de cancrelats, produits vaguement liquoreux sophistiqués à plaisir.

O ! belles eaux vierges, buveuses inassouvies d'étoiles irisées, de soleil d'or fin, de lunes vermeilles, de comètes bizarres, à queue de vif-argent. Qu'êtes-vous devenues ?

Et les dernières lucioles claires, porteuses de lumière, s'abîment tristement dans les marais fangeux. Oui, nos watermen ont trouvé leur Waterloo définitif.

M. Khnopff surtout s'étiole et meurt. De lui une allégorie indéchiffrable, un Orphée, plaisamment travesti en matrone gargamellée, bouffie à crever, domine une Diane « d'Efesses » aux charmes enténébrés par un voile d'escamoteur.

Oh ! stupéfaction ! la poitrine de la déesse chastement lunatique est toute mamelonnée d'œufs semblant d'autruche de Casoar ou d'Aptérix. Faut-il deviner là un hommage discret à M. Poullet ?

À dextre, une nudité plutôt britannique, la bouche en cœur, semble envoyer d'ardents bécots à la volée, tout en jouant de la prunelle. L'allégorie symbolise les tiraillements d'Orphée entre l'art asiatique ou paisible et l'œuf grec ou héroïque. L'œuf grec dit : Quisquis, coin, couin, couac, coui, et couic couac. Orphée répond avec un soupir d'anicroche : do ré do, ré mi ré, mi fa sol, fa ré do, hane, crabel, hane, mine neuse. L'art asiatique réplique : shiva, brama, embrachmoa, vichnou après fiche-nous, lappé.

En dépit d'Orphée, la composition n'est guère symphonique.

Les appas maniérés et crémeux, les raideurs anticharmoniques du trio disgracieux malmènent sensiblement les nerfs sensibles.

Entre l'art des deux dondons, le bon Orphée, le bon Orphée y va de sa petite chanson sur l'air des cornichons, laridondaine, laridondon.

Maître Khnopff, il faut le reconnaître, est plus heureux parfois.

Une vive admiration pour le grand peintre Eugène Smits nous a souvent rapprochés. Sentiment respectable partagé par MM. Paul Lambotte, Béco, Célestin Demblon, le cardinal Mercier et quelques palmés empourprés de l'Académie de Belgique, académie dénommée maintenant, injustement sans doute, repaire d'iconoclastes et de mamamouchis décrétés, décrétant des mesures vexatoires.

Avec les grands maîtres passés experts en couardises, maître Khnopff rechante et d'abord l'observation respectueuse et sensible de la nature, le mépris de toute virtuosité même inventive et de tOoute fantaisie créatrice.

Cependant....

À l'exemple de Rodin, l'amputeur incorrigible, Khnopff décrâne plus que jamais les cervelets assurément peu fournis de quelques pintades entachées de vague morosité. Belles huîtres surmoulées. Poupées mornes aux lèvres sanguinolentes. Mijaurées de Frise aux abattis cartonneux. Beautés de carnation batracienne à l'œil gazellé, langoureusement polissonné.

En mamamouchi convaincu, M. Khnopff persifle éperdument certains confrères soupçonnés d'exagération fantaisiste, de virtuosité malicieuse, d'irrespect devant la nature. Alors, M. Khnopff devrait prêcher d'exemple et refréner ses besoins fantaisistes, mais il entend maintenir hermétiquement les profils pudestiques amplement machoirdés et les faces décrânées enduites de nauséïne.

De même, les cadres torturés, biscornus, hérissés de trognons de choux-cabus, contrebassés de nerfs d'Iroquois, glandés-frangés de fanfreluches, pigeonpigeonnés, contournés de tessons coupants, polycarpés d'arêtes piquantes, poudrés-chattemités, perlimpimpinés de zinzoline. Licornés de malfaison, émaillés de vieille monnaie de singe lustrée de mille bourdes théâtrales, cousus du fil gris de vieux jaloux pistonnés.

Certes, je tiens à le dire en un ballet mimé, le divin Wagner fit bien moins de chichi quand, marchant sur les mains et puis cabriolant, il amusa longtemps l'excellent Kufferath. Aujourd'hui Kufferath un peu désenkhnopffé mais tout parsifalé, se laisse taquiner par spectres rosés et phalènes bleutées. Mais je n'aime guère les expositions à la frère Oignon, les plumes de l'ange Gabriel, les œufs mamelonnés de la Diane d'Ephèse, l'auriculaire de Vilain XIV. La bourse de Saint Frusquin. Les moustaches de sainte Barbe. Le nez retroussé de Cléopâtre, son aspic, ses retroussis. Les pifs très aquilins de Néron, Népomucène, Nestor, Phryné, Anésiphore de Nasicus, artificier du grand Louis.

Oui, je le répète, les mouchetteries des aînés, puînés et autres bien nés, et les molles suavités des pimbêches altières aux chicots de brochet embouchés de framboisie, totalement m'indiffèrent.

Et picturalement parlant.

Les effigies vénuséennes présentées par M. Khnopff célèbrent dignement l'Éternel féminin, milieu méduséen, reptiléen, panthéré, crevetté, anguillé, où carpillons et lapines s'enchevêtrent à la queue leu leu.

Décor visqueux où rampent des bêtes mauvaises. Tour à tour gouailleur, charmant, censeur, revêche, M. Khnopff se dérobe à l'analyse. Allures un tantinet matamoresques. Diplomatie aigrelette indisposant, dit-on, les confrères massés à fins coups d'escarpins, sérieusement morigénés ou calembourisés de fines égratignures.

Sectionneur platonique d'occiput de mannequins vermoulus, grisailleur tenace surgavé de banalités spleenétiques. Retardataire Jocondé, extra-suranné, M. Khnopff demeure avant tout chantre incontesté des sphinges énigmatiques aux dessous insondables fleurant le mystère.

Les féminités animalées incitent à contempler l'œil pers et vert de nos bonnes amies les sirènes, mais une conque indiscrète par la mer rejetée rendait à l'infini les glouglous cristallins d'un long jet de rosée reflétant la topaze.

James ENSOR, Mes écrits, 1944
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Dans cette maison villageoise à la jolie façade, vous êtes accueillis aimablement, de façon très professionnelle et en discrétion. Le cadre est chaleureux, le décor raffiné et élégant. Les excellentes préparations, le plus souvent à base de produits du terroir local, raviront assurément vos papilles: seconde génération d'artisans restaurateurs, le chef connaît ses classiques et joue à merveille sur la qualité des produits proposés et l'association des goûts. Accès presqu'immédiat depuis Namur, l'E411 et l'E42. Parking privé. Une étape très gourmande

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¤ Bru

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