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Restaurants > Belgique |
19 Mai 2013 |
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UN LIVRE POUR COLUCHE...
Quelque peu déjanté, l'ouvrage de Hugues Henry rédigé avec la complicité d'Albert Verdeyen qui vient de paraître aux Éditions de La Renaissance du Livre à Bruxelles sous le titre de Carrément frites fait le tour de tout ce qu'il faut impérativement savoir de l'un de nos plus grands symboles nationaux (avec le Manneken-Pis, Tintin, l'Atomium, le zoo d'Anvers et le commissaire Maigret).Tout y est : l'Histoire (avec un grand H) de la vraie frite belge, les qualités respectives des diverses variétés de pommes de terre, des conseils sur le choix des huiles et la préparation des sauces, les façons de les déguster... sans oublier les bonnes adresses de friteries, bien entendu. Et même l'humour suscité par la frite chez nos compatriotes ainsi que chez nos voisins français (qui sont pourtant, les pauvres, incapables de les réussir aussi bien que chez nous !). Un livre qui donne un bon coup dans le cornet ! Bernard DELCORD Carrément frites par Hugues Henry avec la complicité d'Albert Verdeyen, photographies deNancy Coste, Bruxelles, La Renaissance du Livre, mars 2012, 144 pp. en quadrichromie au format 22,7 x 23,5 cm sous couverture brochée et jaquette en couleurs, 24 € Pour vous, nous avons repris dans cet ouvrage tout en belgitude les informations suivantes : LA FRITE DU FUTUR Mais qu'allons-nous pouvoir encore inventer pour porter la frite vers de nouveaux sommets au XXIe siècle et au-delà ? Nous faudra-t-il rappeler au front l'ingénieur civil des mines Bernard Delville pour qu'il offre un lifting à sa friteuse solaire créée en 1984, dans le cadre d'une campagne de sensibilisation solaire en Région wallonne ? Pourquoi pas ? Le thème est dans l'air du temps, a fortiori si vous l'exploitez avec des patates de chez nous, et bio s'il vous plaît ! Mais il y a d'autres pistes... Reprenons dans l'ordre, avec la préparation des frites. Les vraies, celles que vous épluchez avant de les couper en bâtonnets. Envie d'exotisme, de formes tout aussi délicieuses mais un brin originales ? Dans ce cas, investissez dans le Fritcut, cheval de bataille d'Anne Feuillet qui désire « rebooster l'appétit national ». Artiste et créatrice de bijoux, un beau jour, elle retrouve dans un tiroir de la cuisine de sa mammy un outil tarabiscoté, un trancheur oxydé hérité de l'arrière-grand-père Arthur qui, en France, serait connu sous le nom de « tôle belge » ! Curieuse, elle le manipule à la verticale d'une pomme de terre et, après quelques gestes assurés, se réjouit de la récolte: une bonne dizaine de frites en zigzag! « Les frites nouvelles m'étaient servies, aux arrêtes démultipliées pour plus de croustillant ! », se réjouit la créatrice. Son enthousiasme est tellement débordant qu'elle se décide à créer une version design de l'outil, rebaptisé Fritcut, dont elle crée un prototype avec les réserves d'argent qui lui servaient à réaliser ses bijoux... Quelle orfèvre ! Le Fritcut est aujourd'hui une marque déposée qui n'attend plus qu'un partenaire industriel pour se révéler au grand jour... Une fois les bâtonnets préparés, avant de les frire, une question existentielle se pose : avec ou sans sauce ? « Avec ! », bien entendu, comme le répéterait inlassablement le Grand Jacques revisité par les Snuls ; oui, mais comment ? Cette fois, la question devient pertinente car, pour déguster les frites, le cornet, plus généreux que la barquette, a cependant la réputation de laisser couler sans retenue la sauce choisie au sein du trésor conservé bien au chaud qu'il abrite. Résultat, quand la main approche des profondeurs : de la sauce sur les doigts, la paume, voire même jusqu'au poignet ! N'y a-t-il pas ici source à innovation ? Oui, évidemment. S'il se destinait à l'origine au métier de boucher, le Carolo Nicolas Buissart s'est finalement métamorphosé en artiste et créateur polymorphe. À son tableau de chasse, notamment, Charleroi Adventure, des safaris organisés sur les terrils de sa région. Mais également, pour revenir à nos problèmes de sauce qui s'étale sur les doigts et plus haut, le Bracelet à Mayonnaise (qui peut bien sûr héberger toute autre sauce). Fixez-le au poignet de la main qui tient le cornet de frites, demandez au frituriste d'y placer la sauce et plongez-y une à une les frites saisies avec la main opposée. Rien de plus simple ; il fallait y penser ! Chacun le sait : les frites se dégustent sur le trottoir, aussitôt servies. Mais pour diverses raisons, la manœuvre n'est pas toujours possible et nous nous trouvons forcés de les emporter pour les croquer en un autre lieu... Les croquer ? Plus vraiment. Car, à l'arrivée, sous l'effet de la vapeur, les frites sont devenues molles. Un drame ! Qui pourrait ne plus appartenir qu'au passé, depuis qu'Antonio Malandrini et Luc Segers ont inventé Le Cornet. Son procédé breveté : il est percé de petits trous en son centre et d'un dernier à sa base, lesquels assurent une bonne circulation d'air pour contrecarrer les effets pervers de la vapeur
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