Ça en bouche un coin… | ||
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Restaurants > Belgique |
20 Juin 2013 |
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ÇA EN BOUCHE UN COIN…
Avec Larlépem-vous louchébem ? qu’il vient de faire paraître chez Horay à Paris avec d’amusantes illustrations de Cabu, David Alliot lève un coin du voile sur l’un des argots les plus difficiles de la capitale française, celui des bouchers. Né au Moyen Âge, il se répandit par la suite aux abattoirs de la Villette et aux Halles, dans le ventre de Paris, avant de disparaître quand celles-ci s’exilèrent à Rungis. Le louchébem est un lexique technique et professionnel (il y est bien évidemment beaucoup question de la viande et de ses métiers) mixé avec le fameux « largonji » des voyous dont il reprend souvent le fonctionnement. Ainsi, pour y former l’équivalent d’un mot français, il suffit de renvoyer sa première lettre à l’arrière du mot en la remplaçant par un « l » et en la faisant suivre de la terminaison em, atte, oque, é, és, ic, oc, as, qué, quème, uche ou puche (exemple : « patron » donne « latron » puis « latronem », « en douce » devient « en loucedé », « pas cher », c’est « pas lerche et « fou » se transforme en « loufoque »). Pour ce qui concerne les mots de métier, notons par exemple que « gélin » désigne un jeune bœuf de boucherie parfait (et, par extension, un beau jeune homme), qu’un « boyau du cul », côlon du gros intestin utilisé dans l’élaboration des tripes, s’appelle « rosette », et pas qu’à Lyon, lorsqu’il est de porc, et que les « cliquettes » sont les yeux des animaux. Enfin, relevons combien le succès fut grand, auprès du public, de certains mots du louchébem, en raison de leur reprise au cinéma et dans la littérature, comme ce fut le cas avec les « valseuses », les « rognons blancs » ou la « barbaque »… Lercimuche à tous pour votre lentiontatte !Bernard DELCORD Larlépem-vous louchébem ? par David Alliot, illustrations de Cabu, Paris, Éditions Horay, mars 2009, 93 pp. au format 16 x 16 cm, couverture bicolore à rabats, 13 €
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