Langage fleuri…

 

Dans son Dico des injures oubliées (Paris, Flammarion, collection « Librio »), Sabine Duhamel propose, d’abaieor (grande gueule) à zédre (tordu, fourbe), classé par ordre alphabétique et accompagné d’une note retraçant leur origine, un large choix d’insultes et d’expressions insolites autant que désuètes en usage en France du Moyen Âge jusqu’au siècle dernier (notamment dans le répertoire des regrettés Georges Brassens et Léo Ferré).

 

De quoi enrichir considérablement le vocabulaire des automobilistes !

 

Bernard DELCORD

 

Dico des injures oubliées par Sabine Duhamel, Paris, Éditions Flammarion, collection « Librio – Mémo », juin 2018, 96 pp. en noir et blanc au format 13 x 20,5 cm sous couverture brochée en couleurs, 3 € (prix France)

 

Extraits :

 

Abatteur de quilles : incapable, fanfaron.

Ce sobriquet était donné aux hommes vantards bien qu’incapables de grandes actions, tout juste bons à briller dans des futilités (abattre des quilles, par exemple).

 

Gigolette : jeune fille très délurée.

Le mot désignait une jeune fille aux mœurs débridées, qui passait son temps libre à courir les « gigues », les bals publics.

 

Jocrisse : idiot, niais.

Jocrisse était un personnage de théâtre, une sorte de valet bouffon qui se laissait mener par le bout du nez et s’occupait des tâches les plus basses. Il est vite devenu l’incarnation populaire de la niaiserie et de la maladresse. On disait aussi Jauquesu.

 

Marpaud : peu fréquentable.

Terme autrefois employé à Paris pour qualifier les hommes qui fréquentaient des lieux peu recommandables.

Mirliflore : prétentieux, égocentrique.

De « mirer » : « regarder », « se regarder sans cesse et s’aimer à l’excès ».

 

Salisson : souillon.

Fille ou femme à la propreté douteuse.

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