« Le crépuscule des rois »

Brillantissime historien des dynasties occidentales, Jean des Cars, à qui l’on doit notamment des essais aussi passionnants que documentés que La Saga des Romanov, La Saga des Habsbourg, La Saga des Windsor, Nicolas Il et Alexandra ou encore François-Joseph et Sissi a vu reparaître chez Perrin, dans la prestigieuse collection de poche « Tempus »[1], sa vaste synthèse intitulée Le sceptre et le sang dans laquelle, en 6 chapitres et 170 sous-chapitres enlevés, il narre, avec la verve épicée d’anecdotes éclairantes qui lui est coutumière, la geste plus ou moins héroïque des rois européens en guerre dans les deux conflits planétaires.

 

En voici le pitch de départ :

 

« À l’été 1914, l’Europe est très majoritairement monarchique : sur vingt-deux États, dix-neuf sont des royaumes, des empires, des principautés ou des grands-duchés[2]. Circonstance exceptionnelle : leurs souverains, qui vont s’unir, se combattre et parfois se trahir, sont presque tous parents, liés par le sang et les mariages (Romanov, Habsbourg, Hohenzollern, Windsor…). Ainsi, la “guerre des rois” sera-t-elle un incroyable règlement de comptes familial à l’échelle d’un continent, puis du monde. »

 

Jean des Cars explique ensuite comment la révolution soviétique de 1917, la chute des empires centraux en 1918 et leur démantèlement par le traité de Versailles en 1919 ainsi que la victoire des Alliés sur les puissances de l’Axe en 1945 ont profondément modifié la donne, avant d’examiner ce que sont devenus les monarques au lendemain des deux guerres mondiales, d’inventorier ceux qui sont toujours en place et de se pencher sur le sort de ceux qui ont abdiqué, ont été bannis ou ont choisi l’exil.

 

Éblouissant !

 

Bernard DELCORD

 

Le sceptre et le sang – Rois et reines en guerre 1914-1945 par Jean des Cars, Paris, Éditions Perrin, collection « Tempus », août 2018, 575 pp. en noir et blanc au format 11 x 17,8 cm sous couverture brochée en couleurs, 11 € (prix France)



[1] L’édition sur grand papier avait paru chez le même éditeur en 2014.

[2] Seuls la France, la Confédération helvétique et le Portugal sont des républiques.

 

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