« Le problème aujourd’hui n’est pas l’énergie atomique, mais le cœur des hommes. » (Albert Einstein)

Parue chez De Boeck Supérieur à Louvain-la-Neuve, la troisième édition (la première est sortie en 2010 – et a obtenu le prix AFSE du meilleur manuel d’économie en 2011 – et la deuxième en 2015) de l’imposant essai intitulé Énergie – Économie et politiques, rédigé par Jean-Pierre Hansen[1] et Jacques Percebois[2] en collaboration avec Alain Janssens[3], préfacé par Marcel Boiteux[4] et précédé d’un avant-propos de Jean Tirole[5], tous éminents spécialistes, dresse un bilan des nombreux changements que connaît le secteur de l’énergie dans son ensemble. Elle fournit des données économiques et institutionnelles et propose des analyses des politiques menées à travers le monde.

 

En quelque trente ans, peu d’industries ont connu une mutation comparable à celle qui a « changé la donne » dans les différents secteurs de l’énergie : pétrole, gaz, charbon, électricité, nucléaire, renouvelables.

 

Les changements technologiques, les rapports de force entre pays, le comportement des acteurs, les décisions politiques mettant le marché au cœur de toutes les réformes, autant de déterminants majeurs qui ont bouleversé les fondamentaux mêmes de ces activités.

 

Comment les prix se forment-ils sur ces différents marchés ? Comment tenir compte des deux dimensions de l’énergie : un bien stratégique, mais aussi de service public ? Ce qui vaut pour une énergie est-il pertinent pour les autres ? Le marché peut-il toujours se substituer à la planification et à quelles conditions ? Quels sont les liens entre énergie et environnement ?

 

Voilà quelques questions, parmi beaucoup d’autres, auxquelles cet ouvrage apporte des réponses.

 

Il dresse un bilan de ces changements, basé sur une analyse économique rigoureuse des secteurs et du « bien-énergie » dans son ensemble. Il fournit également de nombreuses données chiffrées et institutionnelles présentées de manière synthétique et propose des analyses critiques des politiques menées en Europe et dans le monde[6].

 

Ce livre, dont l’impressionnante table des matières est consultable en ligne[7], peut satisfaire un large public : étudiants ingénieurs, en licence ou en maîtrise d’économie et de sciences politiques, responsables et observateurs de l’industrie de l’énergie et de l’économie dans son ensemble, mais aussi journalistes, écologistes, anti-écologistes et citoyens qui y trouveront une mine d’informations scientifiques sur les problématiques de micro et de macroéconomie en rapport avec les marchés de l’énergie ainsi que sur les questions souvent épineuses liées au nucléaire, au pétrole, au gaz naturel, au charbon, à l’éolien, aux énergies renouvelables et à l’environnement, le tout complété par de nombreux exemples de situations pratiques observées et des études de cas.

 

Un référentiel incontournable !

 

Bernard DELCORD

 

Énergie – Économie et politiques par Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, mai 2019, 348 pp. en noir et blanc au format 15 x 21 cm sous couverture brochée en couleurs et à rabats, 27,75 €

[1] Jean-Pierre Hansen est ingénieur et économiste. Pendant près de vingt ans, il a dirigé Electrabel, l’une des principales compagnies d’électricité européennes. Il a exercé la présidence d’entreprises énergétiques actives en Europe et au grand international et siégé aux conseils d’administration de sociétés industrielles et financières. Membre de l’Académie royale de Belgique et membre correspondant de l’Institut, il a enseigné à l’UC Louvain et à l’École Polytechnique (Paris).

[2] Jacques Percebois est professeur émérite de l’Université de Montpellier, où il a créé et dirigé un master en économie et droit de l’énergie. Il a fondé et anime le CREDEN et est chercheur rattaché à l’UMR CNRS Art-Dev. Il est également chercheur associé à la Chaire Économie du Climat (Paris Dauphine). Doyen honoraire de la Faculté d’Économie, il enseigne à l’École des Mines de Paris et à l’Institut Français du Pétrole et des Énergies nouvelles. Il a été pendant dix ans membre de la CNE2 et administrateur indépendant de GRTgaz. Il a également présidé la Commission « Énergie 2050 » sur les perspectives du nucléaire (2012).

[3] Alain Janssens est ingénieur de gestion et a rejoint le groupe Tractebel en 1992 pour participer à son développement international dans les domaines de l’électricité et du gaz, puis pour diriger Distrigaz. Au sein d’Engie, il a conduit les métiers « marchés et ventes » et a siégé à de nombreux conseils d’administration de filiales du groupe. Vice-chairman du Markets Committee d’Eurelectric, il a enseigné à la Solvay Brussels School of Economics and Management de l’Université de Bruxelles.

[4] Marcel Boiteux est président d’honneur d’EDF et ancien président de l’Institut des Hautes Études Scientifiques.

[5] Jean Tirole est président de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse School of Economics (TSE), directeur scientifique de l’Institut d’économie industrielle (IDEI) à Toulouse et membre fondateur de l’Institute for Advanced Study in Toulouse (IAST). Il est aussi professeur invité au MIT et membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Depuis 1995, il est directeur d’études cumulant à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Le 13 octobre 2014, il a reçu le prix Nobel d’économie pour son « analyse de la puissance du marché et de la régulation ».

[6] Source : https://www.deboecksuperieur.com/ouvrage/9782807307735-energie

[7] À l’adresse suivante : https://fr.calameo.com/read/00001585622a20bc07e9c

 

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