« L’homme n’est pas longtemps honnête quand il est seul ! » (Louis-Ferdinand Céline)

En décembre 1945, Louis Ferdinand Destouches alias Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), l’auteur du fabuleux Voyage au bout de la nuit publié à Paris en 1932 par l’éditeur liégeois Robert Denoël à l’instigation de l’écrivain tout aussi liégeois Robert Poulet, est arrêté à Copenhague (où il s’était caché en mars 1945 après avoir fui le château de Sigmaringen[1]) pour faits de collaboration avec les nazis.

 

« À partir de février 1946, l’administration pénitentiaire lui fournit des cahiers et le prisonnier note des éléments de défense. Mais Céline est rapidement repris par l’écriture et ses Cahiers de prison dévoilent sa vie au Danemark ou sa relation avec Lucette. Isolé dans sa cellule, il s’entoure de livres et cite abondamment Chateaubriand, Hugo, Chamfort, Voltaire, se comparant avec les “grands écrivains exilés emprisonnés”.

 

Les cahiers illustrent aussi la transition littéraire vers sa “seconde révolution narrative et stylistique”, avec la mise en chantier de Féérie pour une autre fois. »[2]

 

Ce volume constitue la première édition intégrale des Cahiers de prison, un document indispensable à la connaissance profonde de l’écrivain

 

Bernard DELCORD

 

Cahiers de prison – Février-octobre 1946 par Louis-Ferdinand Céline, Édition présentée et annotée par Jean Paul Louis, Paris, Éditions Gallimard, Collection « Les cahiers de la nrf », mai 2019, 227 pp. en noir et blanc au format 14,1 x 20,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 20 € (prix France)

[1] En Allemagne, dans le land du Bade-Wurtemberg.

[2] Extraits de la quatrième de couverture.

 

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