Une merveille du monachisme médiéval…

 

L’abbaye de Stavelot était un monastère bénédictin situé à Stavelot, dans la province de Liège, en Belgique. Fondé en 651, le monastère était associé à celui de Malmedy, c’est-à-dire qu’un même abbé présidait aux destinées des deux abbayes, l’ensemble étant qualifié de « monastère double ».

 

Au IXe siècle, l’abbaye joua un rôle culturel important en Lotharingie. Mais en 881 et 883, l’abbaye subit successivement deux invasions par les Normands et se retrouva en ruines.

 

Après la période des comtes-abbés, en 962, l’abbaye de Stavelot devint impériale et, dès lors, ses abbés portèrent le titre de « Prince de l’Empire ». L’abbaye fut donc le siège d’une principauté ecclésiastique qui régna sur une grande partie de l’Ardenne.

 

Du XIIe au XVe siècle, l’abbaye de Stavelot connaîtra un long déclin, puis une période de renouveau entre 1500 et 1650. Cependant, de 1793 à 1804, à la suite de la révolution française, les moines furent expulsés de leur abbaye, laquelle fut saccagée et pillée par les révolutionnaires. L’abbatiale fut vendue et démolie. Ce fut la fin de la principauté de Stavelot-Malmedy.

 

C’est dans le cadre de ce haut lieu de la foi chrétienne en Wallonie que Marco Venanzi et Mathieu Barthélemy placent Jhen, le héros médiéval créé par Jacques Martin, pour faire découvrir par les images (de beaux dessins et des photographies pertinentes) et par les mots la longue histoire de L’abbaye de Stavelot (Bruxelles, Éditions Casterman) depuis les premiers temps du monastère jusqu’au seuil de l’époque contemporaine.

 

La succession des édifices et des ajouts architecturaux au fil du temps fait l’objet d’une chronique fouillée, avec une attention particulière portée à la période de l’an mil, qui marque l’apogée de l’abbaye sous la direction de l’abbé Poppon [1] puis de l’un de ses principaux successeurs, Wibald [2]. L’abbaye périclitera ensuite lentement à compter du XIIsiècle, mais ce qu’il en subsiste aujourd’hui demeure un site historique de premier plan.

 

Qui mérite incontestablement une visite !

 

Bernard DELCORD

 

L’abbaye de Stavelot par Marco Venanzi, Mathieu Barthélemy et Jacques Martin, Bruxelles, Éditions Casterman, collection « Les voyages de Jhen », septembre 2014, 48 pp. en quadrichromie au format 24,3 x 32,1 cm sous couverture cartonnée en couleurs, 12,90 €

 

Sommaire :

 

Introduction

Chronologie

L’abbaye de Stavelot

 

Naissance de l’abbaye

 

La légende de Saint Remacle

 

Première église

 

Nouvelle église

 

Abbatiat de Poppon

 

Pèlerinage : les miracles de Saint Remacle et le culte du fondateur

 

Âge d’or, abbatiat de Wibald et d’Erlebald

 

Les trésors de l’abbaye

La Bible de Stavelot

Le Triptyque de la Vraie Croix

Le nodus de la crosse de l’abbé Wibald

Le buste-reliquaire de saint Poppon

Le médaillon de la châsse de Saint Remacle

Le retable de la Pentecôte

Les médaillons Sol et Luna

La châsse de Saint Remacle

L’autel portatif de Stavelot

Le chef-reliquaire du pape Saint Alexandre

Les médaillons Fides Baptismus et Operatio

 

Reconstructions

 

Les XVIIe et XIXe siècles

 

L’évolution de l’église

 

Personnages (portraits dessinés)

Remacle

Sigebert III

Goduin

Odilon

Un moine bénédictin du Xsiècle

Poppon

Un moine bénédictin du VIsiècle

Wibald

Thierry de Stavelot

Un moine

Guillaume de Manderscheidt

Un abbé bénédictin en costume de ville du XVIIsiècle

Un moine bénédictin en costume de chœur du XVIIsiècle

Un moine bénédictin du XVIIIsiècle

Un moine bénédictin du XXsiècle

Un moine bénédictin du XXIsiècle

 

Complément de visite (adresses diverses pour préparer sa visite)

[1] Poppon de Stavelot, né en 978 à Deinze (Belgique) et décédé le 21 janvier 1048 à l’abbaye de Marchiennes en France, était un moine bénédictin, abbé de Stavelot et proche conseiller de Henri II (dit « le Boiteux » ou « le Saint », né en 973 et mort en 1024, c’est le sixième et dernier roi de Germanie ou empereur romain germanique de la dynastie saxonne et ottonienne) qui lui donna la charge de réformer à la manière clunisienne et de superviser une quinzaine d’abbayes de l’empire.

[2] Né en 1098 et mort en 1158, Wibald fut abbé de Stavelot (1130-1158), du Mont-Cassin (1137) et de Corvey en Saxe (1146-1158). Il a également été un proche conseiller de Lothaire III († 1137) et de Conrad III († 1152), souverains germaniques. Il est mort en 1158 en Macédoine au retour d’une ambassade à Byzance. C’est le véritable fondateur de la principauté abbatiale de Stavelot-Malmedy.

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